Sylvie Rambur
Née en 1950 à Valenciennes (59).
Vit et travaille en Rhône-Alpes à Saint-Antoine l'Abbaye (Isère).
Premières créations en 1985 et exposition en 1991.
Premier prix en 1991 : prix « fondation Paul RICARD ».

Peintre autodidacte,
"l'envie de créer, de dessiner, m'est venue dès l'âge de douze ans.
Je cherche l'équilibre dans l'espace, la lumière du moment.
C'est un dialogue entre la matière et moi.
Ne pas penser, juste sentir, tout est intimement lié. "

L'envie de dessiner, de peindre, m'est venue vers l'âge de douze ans. Mais je n'ai pu suivre cette vocation aussi tôt.

En 1984, je quitte le Nord (Valenciennes) pour l' Aveyron (Rodez).
C'est là que je commence enfin à créer : au pastel gras ou sec, à la mine de plomb, au fusain.
Suite à la fermeture des puits de mines du Nord, je crée mon « hommage aux gueules noires » dont j'obtiens en 1991 le prix de l'espace culturel Paul Ricard, à Rodez.
Grâce à ce prix, je peux auto-financer ma création..

En 1994, j'emménage en Isère où je m'inscris aux ateliers de modèles vivants de l'école annexe des Beaux Arts de Grenoble.
Je travaille sur le corps pendant plusieurs années : je produis des croquis et ensuite des peintures. Je tente de capter l'attitude sur papier, avec différents outils : particules de bois, châssis toilés, mine de plomb, pastel gras, brou de noix, peinture à l'huile.

Je travaille aussi les natures mortes.

L'abstraction est arrivée après une étude sur les troncs d'arbres.

Je capte la gestuelle, la trace, sur papier ; au brou de noix, à l'encre, à l'acrylique. A cette période, j'utilise le collage, plus ou moins repris à l'huile et le marouflé sur châssis.

Puis viennent les formes, les horizons, que je peins à l'huile sur châssis, sur panneaux de particules de bois compressé et sur papier.

Vient ensuite mon retour à la nature morte (les bols), peintes à l'huile ou avec des techniques mixtes sur châssis toilé ou sur papier.
Et puis, en 2014, les gueules sont de retour !!

J'aime la douceur de la peinture à l'huile, sa transparence, le collage de papier de riz, sa légèreté.
Tous ces matériaux sont riches , à mes yeux, par leurs multiples facettes.

Je cherche..c'est un échange, un dialogue entre la matière et moi.
Ne pas penser, juste sentir, tout est intimement lié.
Je n'ai aucune ligne de conduite, je poursuis en toute liberté.
Une lumière trop crue me gène. Le cherche la lumière dans l'obscurité, l'équilibre dans l'espace.

Mes supports : papier, particules de bois compressé, chassis toilé.

Les formats de mes œuvres : de 15x15 à 300x200